Biographie et carrière succincte
Enrico Macias, de son vrai nom Gaston Ghrenassia, est né en 1938 à Constantine (Algérie). Issu d’une famille juive séfarade et bercé par la tradition du malouf (musique arabo-andalouse), il commence très tôt la pratique de la musique aux côtés de Cheikh Raymond. Lors du conflit algérien, sa famille quitte l’Algérie pour la France, et c’est en France qu’il se forge une carrière de chanteur et compositeur.
Au fil des décennies, il s’impose dans le paysage musical francophone avec des chansons mêlant nostalgie, exil et thèmes universels de paix et de fraternité. Il chantait en français, mais aussi parfois en langues méditerranéennes ou juives, et son public s’étend au-delà des frontières.
Les polémiques : positions et réactions publiques
Au cours de sa carrière, Enrico Macias a été au centre de diverses controverses, principalement liées à ses déclarations publiques ou à son soutien perçu à des causes sensibles. Voici les principales :
1. Pro-Israël et conflit au Moyen-Orient
L’une des polémiques les plus récentes concerne sa position sur le conflit israélo-palestinien. Plusieurs de ses déclarations publiques ont été perçues comme favorables à Israël, ce qui a provoqué des réactions hostiles, notamment de la part d’associations pro-palestiniennes.
Par exemple, une association a demandé l’annulation d’un concert prévu à Ploemeur (Bretagne), accusant l’artiste d’un soutien trop « sans nuance » à Israël et qualifiant ses propos d’approbation implicite de crimes de guerre. La mairie, pour sa part, a rejeté cette demande en soulignant l’importance de la liberté artistique.
Une autre conséquence tangible : en septembre 2025, les autorités turques ont interdit son concert à Istanbul, invoquant des appels à protestation liés à sa position pro-israélienne.
Macias lui-même a déclaré qu’il avait toujours chanté pour la paix entre juifs et musulmans, et qu’il condamnait la violence des terroristes. Il a souligné que, selon lui, lorsqu’il y avait eu des actions violentes du côté israélien, celles-ci étaient une réaction au Hamas.
2. Déclarations sur la vie politique française
Une autre polémique a surgi en octobre 2023, lorsqu’il a tenu sur une chaîne de télévision des propos virulents à l’égard du parti La France insoumise (LFI). Dans un moment d’émotion, il a dit qu’il fallait « dégommer physiquement » ce parti, avant de revenir sur ses mots, clarifiant qu’il n’appelait à aucune violence physique. Il a reconnu avoir agi « maladroitement » sous le coup de la colère, en réaction à la position du parti vis-à-vis du conflit entre Israël et le Hamas.
Cette déclaration a suscité des réactions politiques et médiatiques, et une responsable de LFI a saisi la justice.



