Le 9 octobre 2025, Robert Badinter, figure emblématique de la justice française et artisan de l’abolition de la peine de mort, a fait son entrée au Panthéon, rejoignant les grandes voix de la République. Ce geste symbolique, voulu par le président Emmanuel Macron, marque l’inscription définitive de son combat dans la mémoire nationale.
Une date hautement symbolique
C’est le 9 octobre, jour anniversaire de la promulgation de la loi de 1981 abolissant la peine de mort, que la cérémonie s’est tenue. Ce choix n’est pas anodin : il rappelle que Robert Badinter n’a pas seulement été ministre de la Justice, mais un porte-voix de l’humanisme, un homme qui a transformé la justice française en y inscrivant la dignité humaine.
Une cérémonie solennelle
Sous la nef du Panthéon, Emmanuel Macron a salué « la voix et le sourire » de Badinter, évoquant son combat pour l’État de droit et contre l’antisémitisme. Le cercueil, porté par les gardes républicains, a été accueilli par des centaines de citoyens venus lui rendre hommage. Sa veuve, Élisabeth Badinter, ses enfants, ainsi que de nombreuses personnalités politiques et culturelles étaient présentes.
Un hommage national suivi par des millions
La cérémonie retransmise en direct sur TF1 et France 2 a rassemblé 8,8 millions de téléspectateurs, preuve de l’attachement profond des Français à cette figure de la justice. Le discours du président, les textes de Victor Hugo, et la chanson de Julien Clerc ont rythmé cette soirée mémorableFrance 24.
Un héritage vivant
Robert Badinter repose désormais aux côtés de Condorcet, Hugo, Zola, Jaurès et Manouchian. Son entrée au Panthéon est un appel à poursuivre son combat : l’abolition universelle de la peine de mort, la défense des droits humains et la lutte contre les discours de haine



