Nous ne laisserons pas le RN relancer la guerre d’Algérie !
Dans une vidéo publiée sur YouTube, le député insoumis Matthias Tavel réagit vivement à l’adoption de la résolution du Rassemblement National (RN) à l’Assemblée nationale, visant à dénoncer les accords franco-algériens de 1968. Ce texte, bien que non contraignant juridiquement, a été adopté à une voix près, provoquant une onde de choc politique et mémorielle.
Une dénonciation claire de la stratégie du RN
Matthias Tavel accuse le RN de vouloir « relancer la guerre d’Algérie » en ravivant les blessures historiques entre la France et l’Algérie. Il dénonce une résolution « xénophobe » et « dangereuse », qui selon lui, ne vise pas à améliorer la politique migratoire mais à diviser les Français et à attiser les tensions post-coloniales.
Dans son intervention, il pointe également les responsabilités des autres groupes parlementaires :
- Les Républicains et Horizons, dont une partie des députés ont voté pour le texte.
- Le MoDem, dont plusieurs membres se sont abstenus.
- La majorité présidentielle, critiquée pour ses absences, notamment celle de Gabriel Attal, président du groupe Renaissance.
Un appel à la mobilisation démocratique
Tavel appelle les citoyens et les élus à ne pas laisser l’extrême droite imposer son agenda. Il insiste sur la nécessité de défendre une mémoire apaisée et une République unie. Pour lui, ce vote est un signal d’alarme : il montre que les idées du RN peuvent passer si la vigilance démocratique faiblit.
Il conclut en affirmant : « Nous ne laisserons pas l’extrême droite relancer la guerre d’Algérie ! », appelant à une mobilisation politique et citoyenne pour faire barrage à la montée des idées identitaires.
Une vidéo qui fait écho à une actualité brûlante
Cette prise de parole intervient dans un contexte tendu, où le RN gagne du terrain institutionnel et où les alliances parlementaires deviennent de plus en plus floues. La vidéo de Matthias Tavel, largement relayée sur les réseaux sociaux, incarne une résistance politique face à ce qu’il considère comme une dérive dangereuse pour la République.


