Alors que les débats autour du budget 2026 de la Sécurité sociale s’intensifient à l’Assemblée nationale, la réforme des retraites refait surface au cœur des tensions politiques. Le président du Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains), a lancé un avertissement clair : si l’Assemblée nationale venait à voter la suspension de la réforme des retraites, le Sénat, à majorité de droite et centriste, s’engagerait à la rétablir.
🔥 Une réforme toujours aussi clivante
La réforme des retraites, adoptée en 2023 sous le gouvernement d’Élisabeth Borne, avait déjà suscité une vive opposition dans la rue et au sein de l’hémicycle. Aujourd’hui, dans le cadre de l’examen du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, les socialistes ont obtenu du Premier ministre Sébastien Lecornu la possibilité de soumettre au vote une suspension de cette réforme, en échange de leur engagement à ne pas déposer de motion de censure.
⚖️ Larcher hausse le ton
Dans une interview au Parisien, Gérard Larcher a dénoncé ce qu’il considère comme une concession excessive faite à la gauche :
« Le Premier ministre a abandonné le 49.3 comme un cadeau de Noël, mais les socialistes en demandent et en demanderont toujours plus. »
Il rappelle que le Sénat a voté cette réforme à plusieurs reprises depuis cinq ans et insiste sur ses conséquences budgétaires :
« Son abandon, c’est 30 milliards d’euros de déficit en 2035. »
🧮 Une droite sénatoriale en ordre de bataille
Le président du Sénat affirme que la droite travaille depuis mai à une contre-proposition budgétaire visant à réaliser 32,5 milliards d’euros d’économies. Il appelle à une réduction plus marquée des dépenses publiques et prévient :
« Il n’est pas question d’accepter n’importe quoi. »
🗳️ L’Assemblée a le dernier mot
Face à cette mise en garde, le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, a rappelé sur X (ex-Twitter) que, selon la Constitution, c’est bien l’Assemblée nationale qui a le dernier mot en matière budgétaire :
« La droite sénatoriale fera ses choix. Mais que ceux qui lisent comprennent que dans nos institutions, l’Assemblée nationale a le dernier mot. »
🎯 Une équation politique complexe
Pris entre les exigences de la gauche, les lignes rouges de la droite sénatoriale et les impératifs budgétaires, le gouvernement Lecornu navigue à vue. La réforme des retraites, loin d’être enterrée, reste un point de crispation majeur dans un contexte de tensions sociales persistantes et de défiance envers l’exécutif.



