Paris, 3 novembre 2025 — Une réunion cruciale sur le budget 2026, convoquée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, s’est tenue ce lundi à Matignon. L’objectif affiché : réunir les onze groupes parlementaires pour discuter des orientations budgétaires et tenter de bâtir un consensus. Mais l’initiative gouvernementale a été marquée par un boycott retentissant de la part des partis de gauche.
❌ Un refus de siéger aux côtés du RN
Les groupes parlementaires du Parti socialiste (PS), des Écologistes, du Parti communiste français (PCF) et de La France insoumise (LFI) ont tous décliné l’invitation. En cause : la présence du Rassemblement national (RN) à la table des discussions. Ces formations ont exprimé leur refus de participer à une réunion où l’extrême droite est conviée, dénonçant une « banalisation » du RN dans le processus démocratique.
Un député insoumis a déclaré :
« Nous ne pouvons pas cautionner une réunion qui donne une légitimité politique au RN, surtout sur un sujet aussi fondamental que le budget de la nation. »
🗣️ Une tentative de consensus malgré les tensions
Du côté du gouvernement, un conseiller ministériel a regretté cette décision, soulignant que la réunion visait à « trouver un consensus » sur les grandes lignes du budget 2026. Malgré l’absence des partis de gauche, la rencontre a été maintenue.
Les groupes présents incluaient :
- Rassemblement national (RN)
- Les Républicains (LR)
- Horizons
- MoDem
- Renaissance
- Union des démocrates et des républicains (UDR)
- Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (Liot)
🔍 Un contexte politique tendu
Ce boycott intervient dans un climat politique déjà marqué par des tensions autour de la composition du gouvernement et des réformes à venir. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, récemment nommé, tente de rassembler les forces politiques autour d’un projet budgétaire ambitieux, dans un contexte de dette publique élevée et de pressions sociales croissantes.
📌 Enjeux du budget 2026
Le projet de loi de finances pour 2026 est censé répondre à plusieurs défis :
- La maîtrise de la dette publique
- Le financement de la transition écologique
- Le soutien aux ménages face à l’inflation
- La réforme des aides sociales et des dépenses publiques
Mais sans l’apport des partis de gauche, le débat risque de se polariser davantage, rendant difficile l’adoption d’un budget équilibré et représentatif des différentes sensibilités politiques.



