🎭 Un visage familier du petit écran, aujourd’hui plongé dans la tourmente. Gérard Miller, psychanalyste renommé et chroniqueur régulier de plusieurs émissions télévisées, fait face à des accusations graves de viols et d’agressions sexuelles. À 77 ans, celui qui se présentait comme un soignant des âmes est désormais interrogé par la brigade de protection des mineurs.
Des témoignages qui brisent le silence
L’affaire a pris une ampleur nationale lorsque plusieurs femmes ont décidé de parler publiquement. Sur le plateau de France 5, la journaliste Muriel Cousin a raconté une séance d’hypnose qui aurait viré au cauchemar. Elle décrit un moment où Miller aurait profité de son état de vulnérabilité pour poser des gestes déplacés.
Sur TPMP, l’avocate d’une autre plaignante a révélé qu’une lycéenne de 17 ans, venue interviewer Miller pour un article scolaire, aurait été agressée. Ces récits ne sont que deux parmi plus de cinquante témoignages recueillis par les autorités.
Une enquête qui remonte loin
Les faits présumés s’étendraient de 1995 à 2005, et certaines victimes étaient mineures au moment des agressions. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, et Miller a été placé en garde à vue ce mardi. Il nie catégoriquement les accusations, affirmant que ses séances d’hypnose se déroulaient toujours en public.
Mais les témoignages contredisent cette version. Une femme ayant participé à une émission en 2004 raconte : « Je ne peux plus bouger, je suis une poupée qu’on déshabille », évoquant une séance d’hypnose qui aurait dégénéré.
Une chute brutale d’image publique
Ce scandale soulève des questions profondes sur le pouvoir médiatique, la confiance accordée aux figures publiques, et la lenteur avec laquelle certaines vérités émergent. Gérard Miller, autrefois perçu comme un intellectuel engagé, voit son image s’effondrer sous le poids des révélations.
Et maintenant ?
L’affaire Miller s’inscrit dans une série de scandales qui secouent le paysage médiatique français, dans un contexte de libération de la parole des victimes. Elle rappelle que la justice ne connaît ni statut ni notoriété, et que chaque voix compte.



